Pavillon (nom masculin, subst. masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom masculin 

XII e siècle. Issu du latin papilio , « papillon », puis « tente, », parce que cet abri était coloré et parce que les rideaux qui le fermaient pouvaient évoquer des ailes de papillon.

I. Abri de toile.
1. Sorte de tente de forme ronde ou carrée, terminée en pointe par en haut, qui servait jadis au campement des gens de guerre. Les s étaient ordinairement faits de coutil. Le mât, les cordages d'un .
2. Dais garni de tentures, de draperies. Pavillon de lit .
3. Pièce d'étoffe précieuse dont on recouvre le ciboire. S'est dit aussi, dans certaines églises, d'un tour d'étoffe couvrant le tabernacle.

II. Petit ouvrage d'architecture.
1. Bâtiment isolé ou partie de bâtiment se distinguant par sa hauteur, sa décoration, etc., qui est ordinairement de plan carré et dont la forme évoque celle d'un d'armée. Pavillon de chasse. Pavillon d'angle. Les s de Rohan, de Marsan, de Flore du palais du Louvre. Les s d'un hôpital . Titre célèbre : Le Pavillon des cancéreux , d'Alexandre Soljenitsyne (1968). Spécialt. Toit, comble en , toit, comble à quatre versants évoquant une tente. Par ext. Se dit aussi de certains bâtiments légers, ou de ceux qui sont construits à titre provisoire. Un parc orné de s. Pavillon de verdure , dans un jardin, abri recouvert de plantes grimpantes. Les s d'une exposition, d'un village olympique .
2. Maison individuelle construite à la périphérie des villes. Un entouré d'un jardin. Pavillon de banlieue. Une rue bordée de s de brique, de meulière .
3. Nom donné au bandeau de tôle, de bois, etc., qui dissimule les lames d'une jalousie, d'un store, lorsqu'ils sont relevés. Désigne aussi la partie supérieure de la carrosserie d'un véhicule, qu'on appelle couramment Toit. Le d'une locomotive, d'une automobile.
4. Une des trois enceintes d'un champ de courses qui sont ouvertes au public.

III. Partie évasée de divers objets.
1. Extrémité évasée du tube de nombreux instruments à vent. Le d'une trompette, d'un cor. On bouche parfois le des cuivres pour obtenir un son particulier . Spécialt. Pavillon chinois , autre nom du chapeau chinois .
2. Extrémité évasée de divers ustensiles. Le d'un entonnoir. Le d'un porte-voix, d'un phonographe .
3. Pavillon de l'oreille , partie visible de l'oreille externe, qui est cartilagineuse et forme des replis. Pavillon de la trompe utérine , partie évasée de la trompe, située près de l'ovaire.

IV. .
1. Pièce d'étoffe, généralement rectangulaire ou carrée, portant des couleurs, des emblèmes, que l'on hisse sur un navire pour indiquer sa nationalité, la compagnie de navigation à laquelle il appartient, le rang de l'officier qui le commande, ou pour faire des signaux (on n'utilise jamais le mot Drapeau ). Envoyer, hisser le . Rentrer le , le faire descendre au coucher du soleil. Mettre le en berne , voir . Pavillon national. Un navire battant français, britannique. Naviguer sous le des États-Unis. Loi du , loi du pays dont le navire arbore les couleurs, qui détermine le régime juridique applicable au navire, à son équipage, à ses passagers. Pavillon de complaisance , national utilisé pour rattacher fictivement un navire marchand à un État, afin de le soustraire à certaines règlementations juridiques et fiscales. Expr. proverbiale. Le couvre la marchandise , voir . Pavillon d'armateur, de compagnie. Pavillon particulier , d'un propriétaire, d'un club. Le noir des pirates . Pavillons du code international des signaux , permettant aux navires de communiquer entre eux ou avec la terre. Pavillons alphabétiques. Pavillons numériques (on dit aussi Flammes numériques ). Pavillon de quarantaine . . Assurer son , tirer un coup de canon en arborant le de sa nation. Amener le , le faire descendre pour marquer qu'on se rend à l'ennemi. Couler haut , sombrer sans accepter de se rendre. Pavillon amiral , signalant la présence d'un amiral sur un bâtiment. Capitaine de , commandant du bâtiment à bord duquel est embarqué l'amiral. Expr. fig. Baisser , mettre bas , s'avouer vaincu, s'incliner devant l'autorité ou la force. Se ranger sous le de quelqu'un , se mettre sous sa protection.
2. Par méton. Ensemble de vaisseaux ; puissance maritime ; armée navale. On est protégé, dans les parages étrangers, par le de sa nation. Le anglais domine sur ces mers .


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Il se disait d'une Sorte de tente de forme ronde ou carrée, et terminée en pointe par en haut, qui servait jadis au campement des gens de guerre. "Les s étaient ordinairement faits de coutil. L'arbre" ou "le mât d'un . Les cordages d'un . Tendre un ."
Il se dit aussi d'un Tour d'étoffe dont on couvre le tabernacle, dans quelques églises.
Il se dit également du Tour d'étoffe qu'on met sur le saint ciboire.
Il désigne, en termes d'Architecture, un Bâtiment isolé ou un Corps de bâtiment ordinairement carré, appelé ainsi, à cause de la ressemblance de sa forme avec celle des s d'armée. "Un de chasse. Il a bâti un au bout de son jardin. Un corps de logis entre deux s."
Il désigne aussi l'Extrémité évasée d'une trompette, d'un cor, d'un porte-voix, etc.
En termes d'Anatomie, "Le de l'oreille," Le cornet formé par la conque de l'oreille.
PAVILLON désigne, en termes de Marine, une Sorte de drapeau ou d'étendard, de forme rectangulaire, et dont le principal usage est de faire connaître à quelle nation appartient le bâtiment sur lequel il est arboré. Quand il a cet usage, on le place au mât de l'arrière : placé à d'autres mâts, il sert à indiquer le rang de l'officier général de mer qui commande. "Il n'y a que l'amiral qui porte le au grand mât. Le de France. Le français. Un vaisseau battant anglais. Naviguer sous le des États-Unis. Arborer le . Hisser le . Mettre le bas. Baisser le . Rentrer le ," Le faire descendre au moment du coucher du soleil.
"Amener le ," Le faire descendre avant de se rendre à l'ennemi. "Le vaisseau étant fortement endommagé, on dut amener le ."
"Assurer son ," Tirer un coup de canon en arborant le de sa nation.
"Pavillon en berne", Pavillon hissé, déployé à mi-distance entre le sommet du mât et le pont du navire, soit en signe de deuil, soit comme signal de détresse, soit lorsqu'un homme vient de tomber à la mer. "Mettre le en berne."
"Pavillon de compagnie", Insigne distinctif d'une compagnie de navigation.
"Capitaine de ", Officier commandant un vaisseau monté par un amiral.
"Mât de ", Mât spécial placé à l'arrière du navire et sur lequel on hisse le national.
Fig. et fam., "Baisser " ou "Mettre bas", Céder et se reconnaître inférieur à la personne à qui l'on se trouve comparé, avec qui l'on est en concurrence, en contestation. "Pour cela, je baisse , et je reconnais que vous l'emportez sur moi. C'est un homme éminent, devant qui il faut mettre bas. Vos raisons sont meilleures que les miennes, je cède et je baisse . Je lui ferai baisser ".
Fig., "Se ranger sous le de quelqu'un," Se mettre sous sa protection.
PAVILLON s'emploie quelquefois, figurément, pour désigner les Vaisseaux, l'armée navale, la puissance maritime d'une nation. "On est protégé, dans les parages étrangers, par le de sa nation. Le anglais domine sur ces mers. Cet amiral, dans la dernière guerre, a soutenu l'honneur du français."
"Le couvre la marchandise", Le commerce des neutres doit être respecté par les puissances belligérantes. Il signifie aussi que Le transport d'une marchandise est légitimé par le que porte le navire qui la transporte. Il se dit encore, figurément, d'une Chose qui a pour garantie le nom de celui qui l'a produite, le crédit de l'endroit d'où elle provient. "Je ne sais ce que contient ce livre, mais le couvre la marchandise".
"Trafiquer sous neutre," Employer, en temps de guerre, des bâtiments neutres pour le transport de ses marchandises.



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Logement portatif qu'on peut dresser partout et pour toutes sortes de personnes, mais employé plus particulièrement au campement des gens de guerre. L'arbre, les cordages d'un .
BOSSUET: « La couleur des s qui étaient tendus dans les jardins d'Assuérus, et les autres menues circonstances de cette fête royale »
BOILEAU: « Luxembourg a du rivage Reculé ses s »
VOLT.: « C'est sous ces s qu'ils règlent notre sort »
    Poétiquement. Ciel, de l'homme, admirable nature, Salut pour la dernière fois ! , GILBERT, Ode imitée de plusieurs psaumes.
    Terme de blason. Pavillon se dit de ce qui enveloppe les armoiries des souverains, et qu'ils ont droit seuls de porter. Il est composé de deux parties, qui s'appellent les courtines et le comble.

 2   Terme de tapisserie. Tour de lit plissé par en haut et suspendu au plafond ; on dit aujourd'hui couronne.
RÉGNIER: « Un garde-robe gras servait de »
MOL.: « Un à queue d'une bonne serge d'Aumale rose sèche, avec le mollet et les franges de soie »
    Tour d'étoffe dont on couvre le tabernacle dans quelques églises.
    Tour d'étoffe qu'on met sur le saint ciboire.

 3   Terme d'architecture. Corps de bâtiment, ordinairement carré, dont la forme est semblable aux s d'armée.
    Corps de bâtiment lié à d'autres constructions en retraite, au-dessus desquelles il s'élève ordinairement de la hauteur du comble ou de l'attique qui le couronne. Le de l'Horloge, le de Marsan, aux Tuileries.
    Pavillon double, dans lequel il y a deux appartements adossés.
    On appelle aussi s les extrémités angulaires d'un bâtiment, soit sur la rue, soit sur les jardins.
    Corps de logis seul, qui se fait dans un jardin, loin de la maison principale.
    Ancien terme de marine. Petite construction de forme ronde ou quadrangulaire qu'on établissait, comme aujourd'hui les bouteilles, aux angles de la poupe.

 4   Extrémités évasées d'une trompette, d'un cor, d'un hautbois, d'une clarinette, etc. et aussi du porte-voix.
MONGEZ: « Que l'on adapte le d'une trompette immédiatement à l'embouchure et supprimant le tube intermédiaire, l'instrument rendra des sons à peine sensibles »
H. BERLIOZ: « Il est [le thème chanté par Charon, dans l'Alceste de Gluck] toujours précédé et suivi de trois sons de cors donnant la même note que la voix, mais d'un caractère mystérieux, rauque, caverneux.... les deux cors à l'unisson, avec leurs notes toniques et dominantes, et par conséquent leurs sons ouverts, ne produisaient point du tout ce qu'il [Gluck] cherchait ; enfin il s'avisa de faire aboucher les cors, contre ; les deux instruments se servant ainsi mutuellement de sourdine, et les sons s'entre-choquant à leur sortie, le timbre extraordinaire fut trouvé »
    Pavillon chinois, petit cône de métal garni de clochettes, et attaché à l'extrémité d'une hampe, que l'on agite en frappant sur les temps forts de la mesure, dans la musique militaire.
    Extrémité évasée d'une sonde, d'une algalie. La sonde entra dans la vessie jusqu'au .
    Partie évasée d'un entonnoir.
    Pavillon de la tuyère, son ouverture extérieure.

 5   Terme d'anatomie. Pavillon de l'oreille, espèce de cornet ou d'entonnoir formé par la conque.
    Extrémité libre évasée et froncée de la trompe de Fallope.

 6   Étendard, drapeau.
CORN.: « Vous me verrez, suivi de mille bataillons, Sur ces murs renversés planter mes s »

 7   Terme de marine. Quadrilatère d'étoffe, généralement plus large que haut, s'attachant par un de ses côtés à un mât ou à une drisse qui le porte soit à l'extrémité de la vergue d'artimon, soit au sommet d'un mât, JAL., Sa Majesté ayant été informée qu'encore que, par son règlement du 12 juillet 1670, il ait été ordonné que les s, cornettes, flammes et autres marques de commandement de ses vaisseaux de guerre seraient toujours blancs, tant dans les navigations que dans les combats, quelques-uns des officiers commandant lesdits vaisseaux n'ont pas laissé d'arborer, dans les jours de combat, des s et enseigne de poupe rouges.... Ordres du roi, 1678, dans JAL.
SAINT-SIMON: « La petite flotte du comte d'Estrées arbora d'Espagne »
    Chaque est distingué par le nom du lieu où on le place, ou de l'usage auquel il sert. Pavillon de poupe, de beaupré, de conseil, etc.
    Placé au mât de l'arrière, il indique à quelle nation appartient le bâtiment ; placé à d'autres mâts, il indique le rang de l'officier général de mer qui commande.
    En général, le blanc est un signe de paix ; le rouge est un signe de guerre, c'est aussi celui des bâtiments ou bateaux employés pour le transport des poudres en rade ; le jaune est un signe de maladies contagieuses ; le noir est celui des pirates et des forbans.
    Pavillon noir, signe de deuil aux XVIe et XVIIe siècles.
    Le couvre la marchandise, c'est-à-dire le commerce des neutres doit être respecté par les puissances belligérantes ; et fig. cela est sous la responsabilité de telle ou telle personne.
    Trafiquer sous le neutre, sous neutre, employer, en temps de guerre, des bâtiments neutres pour le transport de ses marchandises.
    Assurer son , tirer un coup de canon en arborant le de sa nation.
    Mettre le en berne, le plier dans sa hauteur, de manière qu'il ne fasse qu'un faisceau ; c'est un signal de détresse pour demander du secours, et aussi un signe de deuil.
    Amener le , le baisser par déférence ou par force.
    Amener son , se dit d'un vaisseau qui se rend.
VOLT.: « Baisser , rendre un hommage en mettant son bas Louis XIV fait baisser le aux amiraux espagnols devant le sien »
    Fig. Baisser le , baisser , mettre bas, reconnaître son infériorité.
MOL.: « J'ai conçu, digéré, produit un stratagème Devant qui tous les tiens, dont tu fais tant de cas, Doivent sans contredit mettre bas »
BOILEAU: « Et sur l'art de former un nouvel embarras Devant elle Rolet [un procureur] mettrait bas »
    Fig. Se ranger sous le de quelqu'un, se mettre sous sa protection.

 8   Il se dit des s qui sont employés dans les signaux de mer.
VOLT.: « C'était ce duc d'York, depuis Jacques II, qui avait inventé l'art de faire entendre les ordres sur mer par les mouvements divers des s »

 9   Anciennement. Vaisseau , ou, simplement, , vaisseau portant le d'un officier général.
     Mém. de Villette, 1690, dans JAL: Je fis une faute que personne n'a remarquée ; je ne pensai point à placer mes brûlots à la tête de la ligne de vaisseaux : si j'avais pris cette précaution, j'aurais assurément brûlé quelque ennemi
     Corresp. de Colbert, III, 2, p. 339: Les s répondent à l'amiral de leur canon, savoir : les amiraux, de chacun deux coups, et les contre-amiraux de chacun un
    Être sous tel , être sous tel commandant.

 10   Fig. Les vaisseaux, l'armée navale, la puissance maritime d'une nation. Le anglais domine sur ces mers.
VOLT.: « Un homme à la fois négociant et guerrier nommé Mahé de la Bourdonnais vengea l'honneur du français au fond de l'Asie »

 11   Pavillon de guerre, se dit, dans l'histoire d'Italie, d'un attaché à un char orné des armes de l'État, qu'on promenait pour annoncer que la guerre était déclarée.

 12   Par extension, marque apparente. Chaque page était marquée par un signet, ou un , qui rappelait sommairement le sujet.

 13   Au jeu de trictrac, marque façonnée en étendard qui annonce qu'on a la bredouille, et qui est prise par le joueur qui fait ses trous le second, jusqu'à ce que l'autre, en les faisant à son tour, lui ôte le .

 14   Tas de bois à vendre, dit ainsi de sa forme, et fait, sur place, avec les copeaux des arbres abattus et façonnés.

 15   Désigne quelquefois l'étendard des fleurs papilionacées.

 16   Planche qui cache toutes les planchettes d'une jalousie, lorsque celle-ci est relevée.

 17   Facette qui termine la culasse du diamant taillé en brillant.

 18   Pavillon d'or, monnaie qui fut frappée en 1329 par Philippe de Valois.

 19   Pavillon d'orange, coquille de prix, du genre volute.

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     Rois, p. 103: E alerent andui [tous les deux] nuitantre [pendant la nuit] en l'ost ; truverent le Jei dormant en son paveillun
     Sax. V: Où il orent tenduz s et brehanz
    XIIIème siècle
     Liv. des mét. 85: Quiconques veut estre crespignieres de fil et de soie à Paris, c'est à savoir ouvrieres de coiffes à dames et toies à orilliers et de paveillons que on met par desus les autez que on fait à l'aguille et à mestier, estre le puet franchement pour tant que....
JOINV.: « Or avint que monseigneur Gauchier d'Autreche se fist armer en son paveillon de touz points »
    XVIème siècle
DESPER.: « Il monte après le lit, defait le beau de sarges de diverses couleurs qui y estoit »
     Ms. de 1541, dans JAL.: Et pour avoir habillé vingt-quatre s de la dicte galeace [le Saint-Jean, en 1538] qui estoient rompus
D'AUB.: « Huict jours après le massacre [de la Saint-Barthélemy], il vint une grande multitude de corbeaux, les uns s'appuyer, les autres croacer sur le grand du Louvre »

ÉTYMOLOGIE
    Provenç. papallo, pabalho, pavallo ; cat. pabello, pavello ; esp. pabellon ; ital. padiglione ; du lat. papilionem, ainsi dit de la ressemblance avec un papillon (voy. ce mot). Le , tente, se dit de tentures, et de là passa au sens d'étendard.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Espèce de logement portatif de forme ronde ou carrée, et terminé en pointe par en haut, qui servait jadis au campement des gens de guerre. "Les s étaient ordinairement faits de coutil. L'arbre" ou "le mât d'un . Les cordages d'un . Tendre un ."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



en termes de Tapissier, Tour de lit plissé par en haut, et suspendu au plancher, ou attaché à un petit mât vers le chevet. "Un de taffetas, de toile des Indes, de serge." On dit aujourd'hui, "Couronne."



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi d'Un tour d'étoffe dont on couvre le tabernacle, dans quelques églises.
Il se dit également Du tour d'étoffe qu'on met sur le saint ciboire.



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



en Architecture, Corps de bâtiment ordinairement carré, appelé ainsi, à cause de la ressemblance de sa forme avec celle des s d'armée. "Sa maison ne consiste qu'en un . Il a bâti un au bout de son jardin. Un corps de logis entre deux s. Un corps de logis ayant un au milieu. Gros ."



5ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie aussi, L'extrémité évasée d'une trompette, d'un cor, d'un porte-voix, etc.
En termes d'Anat., "Le de l'oreille," Le cartilage de l'oreille.



6ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



en termes de Marine, Espèce de bannière ou d'étendard, qui est en forme de carré long, et dont le principal usage est de faire connaître à quelle nation appartient le bâtiment sur lequel il est arboré. Quand il a cet usage, on le place au mât de l'arrière: placé à d'autres mâts, il sert à indiquer le rang de l'officier général de mer qui commande. "Il n'y a que l'amiral qui porte le au grand mât. Le de France. Le d'Angleterre. Arborer le . Mettre le bas. Baisser le ."
"Amener le ," Le baisser par déférence ou par force.
"Assurer son ," Tirer un coup de canon, en arborant le de sa nation.
"Mettre le en berne," Le plier dans sa hauteur, de manière qu'il ne fasse qu'un faisceau, pour rappeler ceux de l'équipage qui sont à terre, ou pour demander du secours.
Fig. et fam., "Baisser le ," ou "Baisser ," ou "Mettre bas," Céder et se reconnaître inférieur à la personne à qui l'on se trouve comparé, avec qui l'on est en concurrence, en contestation. "Quant à cela, je baisse le , je baisse , et je reconnais que vous l'emportez sur moi. C'est un homme qui est au-dessus de tous les autres dans ce genre-là, il faut baisser devant lui, il faut mettre bas devant lui. Vos raisons sont meilleures que les miennes, je cède et je baisse ."
Fig., "Se ranger sous le de quelqu'un," Se mettre sous sa protection.



7ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



s'emploie quelquefois, figurément, pour désigner Les vaisseaux, l'armée navale, la puissance maritime d'une nation. "On est protégé, dans les parages étrangers, par le de sa nation. Le anglais domine sur ces mers. Cet amiral, dans la dernière guerre, a soutenu l'honneur du français."
"Le couvre la marchandise," Le commerce des neutres doit être respecté par les puissances belligérantes.
"Trafiquer sous le neutre, sous neutre," Employer, en temps de guerre, des bâtiments neutres pour le transport de ses marchandises.



8ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



au Jeu de trictrac, Marque façonnée en étendard, qui annonce qu'on a la bredouille. "Prendre le . À bas le ."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

["Pavi-glion:" mouillez les "ll".] 1°. Espèce de "tente", servant au campement des gens de guerre. Ce qui les distingue des "tentes" ordinaires, c'est que celles-ci sont plus longues que larges, et que le haut est fait en forme de toit; au lieu que "le " est fait en cârré ou en rond, et se termine en pointe par en haut.
- 2°. Corps de bâtiment cârré, ainsi apélé à caûse de la ressemblance de sa figûre avec celle des s d'armée.
- 3°. L'extrémité évasée d'une trompette, d'un cor, d'un porte-voix.
- 4°. Tour de lit plissé par en haut, ou ataché à un petit ciel-de lit, et qui tombe tout au tour en forme de .
- 5°. Tour d'étofe, dont on coûvre le Tabernacle dans quelques Églises, ou qu'on met sur le ciboire.
- 6°. Espèce d'étendard que l'on met à un des mâts d'un vaisseau. 'L'Amiral porte "le " au grand mât.
- Arborer "le ".
- "Mettre le bâs".
- "Baisser le ", ou par déférence, ou par force, et pour marquer qu'on se rend au vaisseau énemi.
   On dit, "proverbialement" (st. figuré famil.) "mettre bâs", ou "baisser ", ou "le " devant quelqu'un, lui céder, reconaître qu'il l'emporte sur nous.
   Et sur l'art de former un nouvel embarras,
   Devant elle Rollet "mettroit bas".
'Détracteurs de la vertu, âmes basses, que sa vûe offense, "baissez ", etc. LE MONNIER.




Emplacement dans le dictionnaire :

pavaner (se)
pavaner (se)
pave
pavé
pavée
pavement
paver
pavette
paveur

pavillonné
pavion
pavois
pavoiser
pavot cornu
payable
payant
payé
paye
payelle
payement




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Pierre LOTI (Mon frère Yves)

...mer, les autres étaient bien dans la peine. il vente ! ... c'est le vent de la mer qui nous tourmente. les autres étaient bien dans la peine, les autres étaient bien dans la peine. ils ont hissé l'pavillon guen (pavillon blanc) il vente ! ... c'est le vent de la mer qui nous tourmente. ils ont hissé l'pavillon guen, ils ont hissé l'pavillon guen, ils n'ont trouvé que son chapeau. il vente ! ... c'est...


Citation n°2 de Pierre LOTI (Mon frère Yves)

...étaient bien dans la peine. il vente ! ... c'est le vent de la mer qui nous tourmente. les autres étaient bien dans la peine, les autres étaient bien dans la peine. ils ont hissé l'pavillon guen (pavillon blanc) il vente ! ... c'est le vent de la mer qui nous tourmente. ils ont hissé l'pavillon guen, ils ont hissé l'pavillon guen, ils n'ont trouvé que son chapeau. il vente ! ... c'est le vent de la...


Citation n°3 de Pierre LOTI (Mon frère Yves)

...autres étaient bien dans la peine, les autres étaient bien dans la peine. ils ont hissé l'pavillon guen (pavillon blanc) il vente ! ... c'est le vent de la mer qui nous tourmente. ils ont hissé l'pavillon guen, ils ont hissé l'pavillon guen, ils n'ont trouvé que son chapeau. il vente ! ... c'est le vent de la mer qui nous tourmente. ils n'ont trouvé que son chapeau, ils n'ont trouvé que son chapeau,...


Citation n°4 de Pierre LOTI (Mon frère Yves)

...peine, les autres étaient bien dans la peine. ils ont hissé l'pavillon guen (pavillon blanc) il vente ! ... c'est le vent de la mer qui nous tourmente. ils ont hissé l'pavillon guen, ils ont hissé l'pavillon guen, ils n'ont trouvé que son chapeau. il vente ! ... c'est le vent de la mer qui nous tourmente. ils n'ont trouvé que son chapeau, ils n'ont trouvé que son chapeau, son garde-pipe et son couteau....


Citation n°5 de Pierre LOTI (Le Roman d'un enfant)

...précisément une coutume d'été dans la famille de mon oncle de s'y rendre deux ou trois fois par mois, pour dîner et passer la journée chez le propriétaire : un vieux prêtre, qui habitait là haut un pavillon confortable accroché au flanc des ruines. Il y avait fête et féerie pour moi, ces jours-là. Tous ensemble, on partait, assez matin pour être sorti de la plaine chaude avant les heures ardentes....


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